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Académie Shen Ki

Mise à jour :

25 Juillet 2005

 

Époque Azuchi - Momoyama 1573 - 1603

Oda Nobunaga, bien secondé par Hideyoshi et Ieyasu, généraux fidèles et habiles, avait mis fin au Shogunat de Muromachi. Il restait à unifier le pays.

Une opposition sérieuse demeurait, celle de la secte Ikkô qui comprenait des partisans des Daimyô des autres provinces abattus par Nobunaga.

En 1576 il entreprit la construction de son château forteresse à Azuchi , qui donnera son nom à cette période (1573 - 1582), sur la rive sud-ouest du lac Biwa, ou au pied de celui-ci une ville fut fondée et une église chrétienne construite. Oda Nobunaga n'était pas un fervent partisan de leur doctrine, mais les acceptait plus pour les connaissances que cela pouvait lui apporter et, en plus, les moines jésuites formaient un contre pouvoir face aux sectes Ikkô et moines-guerriers du mont Hiei farouchement hostiles à son ascension.

Il restait la place forte de l'Ishiyama, le temple-forteresse Hongan-ji à réduire (secte Ikkô).

En 1577, en pleine construction de son chateau-forteresse, il attaqua en force les monastères alliés à la secte Ikkô, coupant ainsi les lignes de ravitaillement du Hongan-ji. Après trois ans de luttes sans merci, celui-ci finalement vaincu se rendait sur l'ordre de l'Empereur.

Pendant ce temps là, la famille Takéda, toujours révoltée, fut finalement anéantie, en 1582, grâce aux efforts conjugués de Nobunaga, Ieyasu et des Hôjô qui s'étaient ralliés.

En 1582, traîtreusement attaqué dans sa demeure par un détachement appartenant à l'un de ses généraux, Akechi Mitsuhide, Oda Nobunaga sur le point d'être capturé se suicida.

C'est vraisemblablement au cours de cette très longue période de luttes intenses et sans merci que se développèrent et "s'affinèrent" les techniques de combat sous toutes ses formes entre hommes de troupes à pied et les Samurai à cheval.

Oda Nubanaga était présenté comme un personnage peu accessible à la pitié, cruel, qui ne croyait uniquement en la force pour obtenir la paix, auteur de massacres inutiles qu'il avait ordonné et partisan d'une discipline de fer qu'il imposait à ses troupes.

Hideyoshi allait continuer son oeuvre et préparer l'avènement d'un ordre nouveau.

A la mort de Oda Nobunaga, Hideyoshi était le général le plus puissant de son temps grâce à l'instrument militaire qu'il avait contribué à forger au service de celui-ci et puis aussi parce qu'il avait su réunir les principaux vassaux de Oda Nobunaga.

Il continua l'établissement du cadastre entreprit par ses prédécesseurs mais la nouveauté tient au fait que cela avait un caractère systématique, sous le contrôle de bugyo, préfets, par arpentage et au moyen de mesures uniformes.

Chaque village était recensé avec la production estimée des rizières suivant la qualité de la terre ainsi que les champs secs, terrains bâtis et autres, dont le revenu éventuel était converti en riz. Cela permettait de connaître le revenu fiscal que chaque village pouvait fournir au maître du fief et, ayant la valeur de chaque fief, de réclamer à celui qui en était chargé, des services militaires, donc de lui imposer l'entretien d'un certain nombre de guerriers. Ce système de hiérarchisation pyramidal et collatéral, ou chacun avait à rendre compte et surveillait autrui, avait davantage des allures dictatoriales.

Hideyoshi n'était pas le seul à avoir des idées de conquêtes, l'un des anciens généraux de Oda Nobunaga, Tokugawa Ieyasu rentra en conflit avec lui. Après quelques escarmouches et les batailles de Komaki et de Nagakuté, en 1584, les deux hommes firent la paix, laissant la suprématie à Hideyoshi.

Tokugawa Ieyasu n'avait plus qu'à attendre son heure.

En 1585, Hideyoshi devint Kampaku, Grand Chancelier, et fort de ce titre il ordonna des règlements applicables dans tout le pays, remaniant la carte des fiefs, augmentant ou réduisant ceux-ci, les concédant ou les retirant, déplaçant les Daimyô en leur retirant complètement le fief ou territoire qu'il donnait à administrer. Afin de mieux les tenir sous sa coupe, l'obligation leur était faites de venir lui rendre visite ou de laisser en otage leur famille à la capitale. Au cours de cette même année il prend le nom de Toyotomi Hideyoshi.

Il promulgue, en 1588, un édit fixant le désarmement de la population et fait en sorte de tracé une "frontière" entre paysans et guerriers notamment en donnant le privilège du port des armes à ces derniers. Quant aux guerriers qui avaient conservé des intérêts dans les villages et exploitaient encore directement, il leur fallut choisir clairement leur statut. Il complète cette mesure, en 1591, en ordonnant un recensement complet de la population, village par village, maison par maison, d'enregistrer chacun avec sa fonction, artisans, marchands.... ce qui permettait de dépister les guerriers sans maître (Ronins) et les individus en situation irrégulière, ôtant à d'éventuels émules toutes chances de réussite.

Auparavant, en 1587, il avait du soumettre le principal Daimyô, Shimazu Yoshihisa, de la province de Kyûshû et, en 1590, faire le siège de la forteresse des Hôjô de nouveaux en révolte et, après la chute de ceux-ci, d'installer en lieu et place Tokugawa Ieyasu.

L'hégémonie de Toyotomi Hideyoshi ne s'arrête pas à la seule unification du Japon. Il tente deux expéditions vers la Corée, en 1592 et 1597, qui se solderont toutes deux par des échecs.

En 1593, Toyotomi Hideyoshi, alors qu'il se trouve à Nagoya, apprend la naissance de son fils, Hiroi, qui prendra plus tard le nom de Hideyori.

La santé de Toyotomi Hideyoshi commençant à se dégrader en 1595, il réunit les grands barons, Tokugawa, Maeda, Môri et autres, ainsi que des Daimyô de moindre importance et exigea d'eux qu'ils s'engagent par écrit d'accorder tout leur soutient à Hideyori et à obéir en toutes circonstances aux lois. Ce serment fut renouvelé les années suivantes.

Peu avant sa mort il met en place le système des "cinq anciens", appelé Tairô, (Tokugawa Ieyasu, Maeda Toshiie, Môri Terumoto, Ukita Hiderie et Uesegi Kagekatsu) et des "cinq préfets" ( Asano Nagamasa, Ishida Matsumari, Mashida Nagamori, Natsuka Masaie, et Maeda Gen.i) chargé de tout le détail de l'administration, des relations avec les établissements religieux et les Daimyô, de la législation applicable à tout le pays et aussi de sa succession.

Un texte définit les rôles et fonctions de chacun, Tokugawa Ieyasu et Maeda Toshiie sont requis pour être les tuteurs du jeune Hideyori âgé de cinq ans à la mort de son père qui survint en 1598 dans sa résidence de Fushimi, colline qui prendra le nom de Momoyama et le donnera à la période.

Commence la délicate succession de Hideyori.

Très vite, il y eut division entre deux camps, celui des administrateurs composée de Daimyô récents, à l'origine de la fabrication des cadastres, et des Daimyô plus importants. Tokugawa Ieyasu et Maeda Toshiie évitèrent de se compromettre avec l'un ou l'autre camp mais Tokugawa Ieyasu avait un ennemi implacable en la personne de Ishida Mitsunari qui, un favori de Toyotomi Hideyoshi, sous couvert de protéger Hideyori et passé maître dans l'art des intrigues, reprochait à Ieyasu de ne pas respecter le serment fait à Hideyoshi. Ce qui n'était pas complétement faux.

Après deux années de luttes politiques la guerre devint inévitable: d'un côté les partisans de Tokugawa Ieyasu qui avait rallié une partie des Daimyô de l'est, de l'autre la ligue de l'ouest à l'instigation de Ishida Mitsunari parmi lesquels figuraient grands Daimyô fidèles de feu Hideyoshi. (Uesegi, Môri, Chôsokabe, Kobayakawa, Shimazu et le général Konishi)

La bataille eu lieu en 1600 à Sekigahara et la victoire en revint à Tokugawa Ieyasu qui grâce à celle-ci put confisquer les biens de 90 familles pour les redistribuer aux seins et à ses fidèles Daimyô.

Tous les rivaux de Tokugawa Ieyasu n'avaient pas été défaits à Sekigahara, certains n'ayant pas participé à la bataille, des forces considérables étaient encore sur pied.

Aussi fin politique que stratège, il commença par fortifier ses positions et en 1603 rétablit le Bakufu, abandonné par Oda Nobunaga et Toytomi Hideyoshi, pour se faire nommer Shogun par l'Empereur

Il allait s'en suivre la très longue lignée de Shogun Tokugawa.

Époque Edo

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